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PANEL DE JEUNES

Les jeunes au cœur du congrès des parents

On commence par être parent d’un tout-petit, puis parent d’un écolier… mais notre engagement comme parent ne s’arrête pas quand notre jeune arrive au secondaire!

La Fédération des parents francophones a entrepris cette année une série d’actions visant les parents de jeunes du secondaire, un dossier défini comme prioritaire dans son plan stratégique 2015-2020.

C’est dans cette perspective que le Conseil jeunesse francophone de la C.-B. a été identifié comme partenaire privilégié du congrès 2016. Ainsi, des membres du conseil d’administration du Conseil jeunesse ainsi que des membres du Réseau jeunesse, le conseil étudiant provincial du CSF, ont collaboré ensemble pour animer des activités et prendre part à différents volets du congrès.
 
La journée du samedi s’est amorcée avec un panel qui a pris la forme d’une rencontre interactive entre parents et jeunes venus de différents horizons en Colombie-Britannique. Les parents délégués y ont eu la chance de poser des questions sur tout ce qu’ils avaient toujours voulu savoir sur les jeunes et la francophonie en C.-B. sans jamais oser le demander! 

 

 

Ont été abordé des thèmes tels que l’éducation en français, la construction des repères identitaires en tant que franco-colombien(ne), l’avenir de la communauté francophone en C.-B., le rôle de la transmission du français entre jeunes ainsi que la rétention au secondaire.

Cet échange a suscité des prises de parole très pertinentes qui ont captivé l’assemblée! Nous partageons avec vous certaines des réponses de ces jeunes dynamiques et engagés aux questions qui leur ont été posées :

«C’est quand j’ai eu du fun en français, que je me suis fait des amis francophones, que j’ai eu le goût de parler français. On a besoin d’avoir une vie sociale en français, pas seulement de parler français à l’école ou à la maison.»  (Rachel)

«Quand tu souris, les gens autour de toi sourient. Ça marche aussi avec le français. Quand tu parles français, les autres parlent français autour de toi. C’est ça que je fais à l’école avec les plus jeunes. C’est naturel, t’as pas besoin de forcer les choses.»   (Greyden)

«Il faut que les jeunes trouvent la motivation, l’inspiration de parler français. Qu’ils y aillent avec le cœur. Pour moi, c’est la poésie en français!»  (Moussa)

«En tant que jeune francophone, on porte la francophonie comme un badge d’honneur. C’est ce qui nous distingue de l’immersion.»  (Emily)

« C’est triste de voir que certains parents francophones mettent leur enfant à l’école francophone, mais ne parlent pas français avec leur enfant. Moi, ma mère et ma grand-mère me parlent français depuis que je suis petite. On écoutait de la musique et on lisait en français. C’est ça que je veux faire avec mes enfants plus tard. Ce ne sont pas des choses difficiles à faire. Mais en tant que parent francophone, il faut les faire! Je veux que mes enfants fassent partie d’une communauté, qu’ils jouissent de cette langue.»  (Aléka)

«Si on ne mise que sur l’académique pour transmettre la langue, qu’est-ce qui arrive quand on finit l’école?»  (Rachel)

«Le français n’est pas qu’une langue. Moi, j’adore la musique francophone. Si j’avais des enfants, je mettrai de la musique en français à la maison. La plupart des jeunes qui restent au secondaire (francophone) sont des jeunes qui ont eu un contact avec le français dès leur jeune âge et à l’extérieur de l’école.»  (Greyden)

À la question « Qu’est-ce qui fait que vous restez à l’école francophone au secondaire? », les raisons invoquées ont fusé de toutes parts :

  • Les activités – les voyages, le Parlement jeunesse francophone, les Jeux de la francophonie…
  • L’idée que ça va m’aider dans le futur.
  • Les sports!
  • Mes amis sont restés à l’école francophone, alors je suis resté moi aussi.
  • Mon prof de musique est passionné. On a une belle relation ensemble. Ça m’inspire de rester à cette école. 
  • C’est plus facile de rester quand on s’amuse!
  • Les occasions sociales
  • L’activité « Rencontres de la francophonie » (organisée entre écoles francophones qui ont un petit secondaire).
  • Le programme de Baccalauréat international

Bref, comme l’a souligné Greyden : «Il faut aller chercher une raison personnelle de parler français, de continuer d’étudier en français et de s’identifier comme francophone.»

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Liste des membres du Conseil jeunesse et Réseau jeunesse présents au Congrès 2016 de la Fédération des parents : 

  • Du conseil d’administration - Sophie Brassard, présidente; Rachel Delorme, vice-présidente; Louis Roux, trésorier; Noah Rondeau, représentant 19-25 ans; Sarah Boukhouali, représentante 14-18 ans;
  • Du Réseau jeunesse - Aléka Zamora, représentante de l’école NDSS (Nanaimo); Ashton Ramsay, représentant de l’école Gabrielle-Roy (Surrey); Alexandra Stringer-Holden, représentante de l’école Chatelech (Sechelt); Grace Hoyek, représentante de l’école des Pionniers-de-Maillardville (Port Coquitlam); Emily Deering, représentante de l’école Carihi (Campbell River); Greydon Girouard, représentant de l’école de l'Anse-au-sable (Kelowna); Moussa Niang, représentant de l’école Victor-Brodeur (Victoria).

*Cet article est inspiré en partie d’un texte paru dans l’Infolettre du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique, édition de décembre 2016.