PORTRAIT DE PARENT
Heather, parent bénévole à Fernie
Afin de faire découvrir aux lecteurs de Parenthèse comment des parents d’un peu partout dans la province contribuent à leur communauté, nous publions des « portraits » de parents qui s’engagent de diverses façons dans cette communauté.
Je m’appelle Heather Kerr et je suis la mère de Clara, 8 ans, qui est en 4e année à l'école Sophie-Morigeau de Fernie.
J’ai passé ma jeunesse à North Bay, en Ontario, où j’ai fréquenté l’école francophone. C'est pour faire des études à UBC que j’ai déménagé en Colombie-Britannique.
J'habite cette province depuis 1996 (avec une interruption de deux ans passés au Yukon) – c’est donc dire que j’y ai vécu plus de la moitié de ma vie. Je suis physiothérapeute et propriétaire du cabinet Ahead of the Curve Physiotherapy à Fernie.
Mon époux est francophile et il comprend l'importance et le désir de s'impliquer et de transmettre une langue et sa culture à la prochaine génération, et je lui en suis très reconnaissante. Je suis gauchère, j'aime mon café avec du lait et je préfère le vin rouge au vin blanc. J’aime rigoler que les autorités auraient dû adopter le terme « francobien » pour nous identifier!
Comment je m’implique comme parent au niveau communautaire :
Au départ, je me suis jointe à d'autres francophones vivant à Fernie pour mettre sur pied l'Association francophone des Rocheuses du Sud (AFROS), qui a pour but d’offrir aux enfants, familles et adultes une programmation qui célèbre le français et ses cultures dans notre communauté. L’AFROS a appuyé activement les parents francophones de Fernie dans leurs efforts pour obtenir une école de langue française, efforts qui ont mené à l’ouverture de l'école Sophie-Morigeau en 2013. Je suis la présidente de l'association de parents de cette école depuis 2016.

Pourquoi j’ai décidé de m’impliquer :
Quand je vivais à North Bay, j'ai grandi avec un carnaval francophone annuel rassembleur, des expériences inoubliables de regroupements de jeunes francophones, et les histoires racontées par les adultes qui avaient milité pour l’obtention des écoles francophones.
Étant donné ce parcours, et le fait qu’il me tenait à cœur de vivre ma francophonie et de la transmettre autour de moi, j'ai commencé en parlant français avec les «Francos» que je côtoyais un peu partout dans ma vie – au travail, en plein air, sur le terrain de disque volant d’équipe (ultimate), à l’occasion de soirées sociales, etc. Des idées de projets et de collaborations en ont découlé peu de temps après.
Un rêve que je caresse pour mon enfant :
…que Clara ressente que le français la fait vibrer jusque dans ses os, maintenant et aussi lorsqu’elle sera adulte.
Une réalisation dont je tire beaucoup de fierté :
L'ouverture de l'école Sophie-Morigeau.



